La tête du canal et son organisation, les carrières de pierre, le canal et ses activités passées.

La tête du canal et son organisation, les carrières de pierre, le canal et ses activités passées.

Samedi après-midi, la Shame (Société d’histoire et d’archéologie de Molsheim et environs) organisait pour ses membres une visite guidée du canal de la Bruche et des carrières de grès du Sulzbad.

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Une voie d’eau essentielle à l’époque

Samedi après-midi, la Shame (Société d’histoire et d’archéologie de Molsheim et environs) organisait pour ses membres une visite guidée du canal de la Bruche et des carrières de grès du Sulzbad.

Un temps ensoleillé avait attiré une quarantaine de personnes pour cette promenade commentée par Jean-François Rhoden.

Parcourir aujourd’hui le canal de la Bruche, c’est parcourir un havre de paix longé par une magnifique piste cyclable, où la nature est présente dans toute sa sérénité. Et pourtant, tout au long de l’existence de ce canal – plus de 330 années à ce jour –, ce ne fut pas toujours cette ambiance paisible qui prévalut en ces lieux chargés d’histoire.
On longe d’abord la Bruche, le long d’une partie appelée canal de Champagne, car elle a été élargie par le régiment de Champagne pour permettre la manœuvre des radeaux de flottaison de bois en provenance de la vallée. Le barrage élargi, en pierre de taille (un ouvrage de 10 arches) permettait, à l’aide d’un système de poutrelles, la régulation de l’eau dans la Mossig, refoulant ainsi l’eau vers le canal construit par Vauban.

La construction de la citadelle de Strasbourg

« Il régnait ici à l’époque une grande animation, jusqu’à 1500 ouvriers chargeaient et déchargeaient les radeaux, alimentant les magasins de bois et le glanage des bûches », explique Jean-François Rohden.

Antoine Jolidon était à l’époque responsable du bon fonctionnement du canal, dont le tirant d’eau était faible (1,10 m) et les passages sous les ponts étroits ; la surveillance du chargement faisait l’objet de nombreuses palabres.

Le but du canal de la Bruche était d’amener facilement des « carrières royales » de Soultz-les-Bains les matériaux destinés à la construction de la citadelle et des fortifications de Strasbourg, conquises en 1681 par les armées de Louis XIV
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Le groupe visite ensuite ces carrières, par lesquelles on pénètre par un étroit boyau de 30 m, fermé par une grille. On ressort dans une clairière bordée d’une imposante falaise en grès rouge exploitée à l’époque.

Jean-François Rhoden a écrit un ouvrage sur le canal : « Un canal et des hommes », disponible dans de nombreuses librairies.

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